Oxygénothérapie Hyperbare

Toxicité neurologique de l’oxygène, effet Paul Bert en caisson hyperbare : mécanisme, fréquence et prévention

L’effet Paul Bert désigne la toxicité neurologique de l’oxygène sous pression, dont la manifestation reconnue est une convulsion. Costa et ses collègues rapportent en 2019 : 3,9 crises pour 10 000 séances avant une pause d’air, puis 1,2 pour 10 000 après son introduction. (Heyboer et coll., revue des effets indésirables, 2017 ; Seizure frequency in more than 180,000 treatment sessions with hyperbaric oxygen therapy – a single centre 20-year analysis. (2019))

Cette comparaison avant/après concerne un centre et un protocole publiés ; elle décrit une association observée. (Seizure frequency in more than 180,000 treatment sessions with hyperbaric oxygen therapy – a single centre 20-year analysis. (2019))

Cette page informe. Elle ne remplace pas l’avis d’un médecin.

Ce que fait la pression

Le mécanisme n’est pas celui d’un tympan ou d’un sinus bloqué. L’augmentation de la pression partielle d’oxygène peut perturber l’activité électrique du cerveau, avec un rôle du stress oxydatif. L’exposition et la sensibilité individuelle interviennent. (Heyboer et coll., revue des effets indésirables, 2017)

L’exemple ci-dessous montre seulement l’effet physique de la pression sur l’air ; il ne calcule pas une probabilité de convulsion. (Heyboer et coll., revue des effets indésirables, 2017)

À température constante, la loi de Boyle donne P₁ × V₁ = P₂ × V₂. Un volume d’air de 10 mL à 1 ATA devient 4 mL à 2,5 ATA : 10 × 1 ÷ 2,5 = 4. Au retour à 1 ATA, ces 4 mL redeviennent 10 mL. Ce calcul concerne un gaz libre de changer de volume ; dans une cavité anatomique, un défaut de communication crée une différence de pression. (Heyboer et coll., revue des effets indésirables, 2017)

ATA signifie atmosphère absolue. Avec 1 ATA = 101,325 kPa, 2,5 ATA correspond à 253,3125 kPa, soit 253,3 kPa arrondis. (NIST, atmosphère standard)

À quelle fréquence cet effet est-il publié ?

Fréquences publiées : populations et unités distinctes
Publication Année Effectif et unité Résultat publié
Seizure frequency in more than 180,000 treatment sessions with hyperbaric oxygen therapy – a single centre 20-year analysis. 2019 188 335 séances ; 74 255 séances avant la pause d’air ; 114 080 séances après la pause d’air 3,9 crises pour 10 000 séances avant la pause d’air ; 1,2 pour 10 000 après. (Seizure frequency in more than 180,000 treatment sessions with hyperbaric oxygen therapy – a single centre 20-year analysis. (2019))
Oxygen toxicity seizures: 20 years' experience from a single hyperbaric unit. 2011 3 737 patients ; 41 273 séances 0,06 % des expositions ; 25 crises pendant 41 273 séances. (Oxygen toxicity seizures: 20 years' experience from a single hyperbaric unit. (2011))

Dans la série de Costa, 29 crises sont observées sur 74 255 séances avant la pause d’air et 14 sur 114 080 après. Les résultats publiés sont arrondis à 3,9 et 1,2 crises pour 10 000 séances. (Seizure frequency in more than 180,000 treatment sessions with hyperbaric oxygen therapy – a single centre 20-year analysis. (2019))

La série de Banham donne 25 crises pendant 41 273 séances chez 3 737 patients, soit 0,06 % des expositions. Les contextes et les pressions diffèrent entre ces séries : ce sont des résultats par séance, pas par patient. (Oxygen toxicity seizures: 20 years' experience from a single hyperbaric unit. (2011))

Comment le reconnaître ?

Une convulsion est la manifestation reconnue. Des contractions musculaires localisées, des modifications visuelles, des nausées ou des vertiges peuvent la précéder. Ces signes précurseurs ne sont pas présents dans tous les cas. (Heyboer et coll., revue des effets indésirables, 2017)

Ce que font les équipes pour le prévenir

La série de Costa décrit l’introduction d’une pause d’air de cinq minutes dans le protocole du centre. La fréquence des crises observées est plus basse après cette modification. La revue décrit les pauses d’air parmi les mesures de prévention mises en œuvre par les équipes. (Seizure frequency in more than 180,000 treatment sessions with hyperbaric oxygen therapy – a single centre 20-year analysis. (2019) ; Heyboer et coll., revue des effets indésirables, 2017)

La pression et l’exposition à l’oxygène relèvent du protocole médical. La durée de la pause publiée décrit l’étude de Costa, sans définir une durée à appliquer à une autre séance. (Heyboer et coll., revue des effets indésirables, 2017 ; Seizure frequency in more than 180,000 treatment sessions with hyperbaric oxygen therapy – a single centre 20-year analysis. (2019))

Quand alerter l’équipe ?

Toute contraction musculaire inhabituelle ou modification visuelle pendant l’exposition doit être signalée à l’équipe. La revue décrit ces signes possibles avant une crise, et le livret HCL demande de signaler les anomalies pendant la séance. (Heyboer et coll., revue des effets indésirables, 2017 ; HCL, livret patients, juin 2024)

En cas de convulsion ou de malaise : prévenez immédiatement l’équipe dans le caisson. Hors du service, appelez le 112. En mer, contactez le CROSS au 196 depuis le littoral ou sur VHF canal 16 en mer. (HCL, livret patients, juin 2024 ; Service Public, numéros d’urgence)

Sources, consultées le 8 octobre 2026 : HCL, livret patients, juin 2024 ; NIST, atmosphère standard ; Oxygen toxicity seizures: 20 years' experience from a single hyperbaric unit. (2011) ; Seizure frequency in more than 180,000 treatment sessions with hyperbaric oxygen therapy – a single centre 20-year analysis. (2019) ; Heyboer et coll., revue des effets indésirables, 2017 ; Service Public, numéros d’urgence.

Pression partielle et toxicité de l’oxygène

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